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		<title>Acaccia</title>
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		<title>L'arch&#233;ologie pr&#233;ventive, bouc &#233;missaire de la ma&#238;trise d'ouvrage ? CP-ACCP 87/2009 p. 70</title>
		<link>http://www.acaccia.fr/L-archeologie-preventive-bouc.html</link>
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		<dc:date>2009-07-06T13:56:32Z</dc:date>
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		<dc:creator>le mod&#233;rateur de forum</dc:creator>



		<description>

-
&lt;a href="http://www.acaccia.fr/-Maitrise-d-ouvrage-publique-.html" rel="directory"&gt;Ma&#238;trise d'ouvrage publique&lt;/a&gt;


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		<title>Le Conseil d'&#201;tat et Vichy</title>
		<link>http://www.acaccia.fr/Le-Conseil-d-Etat-et-Vichy.html</link>
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		<dc:date>2009-02-24T16:02:57Z</dc:date>
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		<dc:creator>acaccia</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;proc&#233;s de Toulouse, shoah, d&#233;portation, lipietz, indemnisation&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.acaccia.fr/-Proces-de-toulouse-.html" rel="directory"&gt;Archives proc&#232;s Vichy &amp; SNCF&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il y a quelques ann&#233;es, par son arr&#234;t &lt;i&gt;Pelletier&lt;/i&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='CE Ass 6 avril 2001, n&#176; 224945, Pelletier et autres, RFDA mai-juin 2001 p. (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;], le Conseil d'&#201;tat encourageait les Juifs victimes de Vichy &#224; saisir la juridiction administrative, en laissant entendre que le droit commun s'appliquait enfin &#224; la r&#233;paration d'un crime exceptionnel, que l'irresponsabilit&#233; du fait de Vichy &#233;tait caduque.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le Conseil d'&#201;tat indiquait en effet, dans un consid&#233;rant inutile &#224; la r&#233;solution de l'affaire que &lt;i&gt;&#171; si le d&#233;cret attaqu&#233; a ainsi entendu reconna&#238;tre les souffrances endur&#233;es par les orphelins de certaines victimes de la d&#233;portation, il ne modifie pas les conditions dans lesquelles les personnes qui s'y croient fond&#233;es peuvent engager des actions en responsabilit&#233; contre l'Etat &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un an apr&#232;s, le Conseil d'&#201;tat ordonnait &#224; l'&#201;tat de prendre en charge la moiti&#233; des indemnit&#233;s dues par Papon &#224; ses victimes [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='footnote' title='CE 12 avril 2002, Papon, Lebon p. 139 concl. Boissard' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;] et l'on pouvait donc s'attendre l&#233;gitimement &#224; ce que les victimes soient aussi bien trait&#233;es que le bourreau.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Conseil d'&#201;tat avait ouvert une porte, il vient de la claquer brutalement&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par un avis n&#176; 315499 du 16 f&#233;vrier 2009, le Conseil d'&#201;tat a rendu un avis contentieux selon lequel la question de la prescriptibilit&#233; et celle du point de d&#233;part de la prescription pour l'action en r&#233;paration du fait de la participation de Vichy &#224; un crime contre l'humanit&#233; &#233;taient sans objet car&#8230;tous les pr&#233;judices ont &#233;t&#233; r&#233;par&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_29 spip_documents'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://helene.lipietz.net/IMG/pdf/avisCE16fevrier2009.pdf&quot; title='PDF - 1.2 Mo' type=&quot;application/pdf&quot;&gt;&lt;img src='http://www.acaccia.fr/local/cache-vignettes/L52xH52/pdf-eb697.png' width='52' height='52' alt='PDF - 1.2 Mo' style='height:52px;width:52px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-29 spip_doc_titre' style='width:120px;'&gt;&lt;strong&gt;L'avis du CE&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Un avis incompr&#233;hensible&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La simple lecture de la liste des indemnit&#233;s &#233;tablie par le gouvernement et cit&#233;e par le Conseil d'&#201;tat montre que c'est totalement faux. Des sous-cat&#233;gories de victimes n'ont rien per&#231;u faute de rentrer dans aucun des cas envisag&#233;s, en raison de leur nationalit&#233;, de leur lien de parent&#233; avec les morts ou d'autres causes encore. Sauf peut-&#234;tre en ce qui concerne la restitution des biens (ce qui n'est pas l'objet des proc&#232;s en cours), aucune victime n'a re&#231;u des sommes comparables &#224; ce qu'elle aurait re&#231;u si elle avait &#233;t&#233; victime de n'importe quelle autre infraction, aucune n'a re&#231;u ce qu'ont re&#231;u les victimes de Papon.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De plus, la simple lecture d'un quelconque manuel de droit administratif apprend que lorsque des r&#233;parations sont vers&#233;es par l'administration, les juges conservent le pouvoir et le devoir d'appr&#233;cier le pr&#233;judice, devant simplement d&#233;duire les indemnit&#233;s d&#233;j&#224; vers&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'avis du Conseil d'&#201;tat rend d'autant plus perplexe qu'il ne correspond pas exactement aux questions du tribunal administratif de Paris, qui portaient sur les chefs de pr&#233;judices indemnisables et sur la d&#233;ductibilit&#233; des sommes vers&#233;es dans le cadre de r&#233;gimes de solidarit&#233;.
La r&#233;ponse est d'autant plus &#233;tonnante que l'&#201;tat n'a jamais soutenu que tous les pr&#233;judices avaient &#233;t&#233; indemnis&#233;s, de sorte qu'il est permis de se demander si le rapporteur public devant le Conseil d'&#201;tat n'a pas soulev&#233; d'office ce moyen sans en avertir les parties, proc&#233;d&#233; d&#233;loyal &#224; l'&#233;vidence contraire au droit au proc&#232;s &#233;quitable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les victimes auraient sans aucun doute pr&#233;f&#233;r&#233; qu'on leur dise que c'&#233;tait trop tard, m&#234;me si quand il &#233;tait temps, l'action en justice &#233;tait impossible. Affirmer sans les v&#233;rifications individuelles relevant normalement des tribunaux administratifs que toutes les victimes ont &#233;t&#233; int&#233;gralement indemnis&#233;es de tous les pr&#233;judices, alors que ce n'est pas vrai, risque d'encourager les clich&#233;s antis&#233;mites sur le rapport &#224; l'argent, en faisant accroire qu'ils reposeraient sur une part de v&#233;rit&#233;. Le Conseil d'&#201;tat a pris le risque d'inciter certains &#224; penser qu'ils en veulent toujours plus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Parmi toutes les motivations possibles d'un avis d&#233;favorable aux victimes, le Conseil d'&#201;tat a donc choisi la pire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Certes, il semble compenser partiellement en innovant sur le th&#232;me de la r&#233;paration symbolique puisqu'il consid&#232;re que &lt;i&gt;&#171; la r&#233;paration des souffrances exceptionnelles endur&#233;es par les personnes victimes des pers&#233;cutions antis&#233;mites (&#8230;) appelait la reconnaissance solennelle du pr&#233;judice collectivement subi par ces personnes &#187;&lt;/i&gt;. D'abord, cela e&#251;t &#233;t&#233; plus convaincant si le Conseil d'&#201;tat avait fait quelque d&#233;claration, sur son propre r&#244;le sous Vichy et sur son refus d'appliquer, apr&#232;s-guerre, le droit commun aux victimes de Vichy.&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais surtout, englober le pr&#233;judice de chacun dans un pr&#233;judice collectif, c'est nier la singularit&#233; de chaque victime, notamment de celles qui ne s'identifient pas &#224; la communaut&#233; juive et &#224; ses institutions. Or, c'est bien ce fait le Conseil d'&#201;tat en pr&#233;tendant faussement que les pr&#233;judices individuels ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; r&#233;par&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Quelques espoirs&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Est-il permis de d&#233;sesp&#233;rer pour autant ? peut-&#234;tre pas. Les juridictions du fond restent saisies des litiges, la Cour europ&#233;enne des droits de l'Homme pourra l'&#234;tre, le Conseil d'&#201;tat juge de cassation conserve th&#233;oriquement son ind&#233;pendance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le juge administratif&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les juridictions du fond (tribunaux administratifs et cours administratives d'appel) ne sont pas li&#233;es par l'avis contentieux rendu par le Conseil d'&#201;tat.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elles le sont d'autant moins que la technique de l'avis contentieux, d&#233;j&#224; discutable dans son principe m&#234;me, l'est encore davantage lorsque la juridiction supr&#234;me saisie d'une demande d'avis, loin de rendre, comme la loi le pr&#233;voit, un avis abstrait sur une question d'interpr&#233;tation d'une r&#232;gle de droit, se livre &#224; des appr&#233;ciations de fait sur ce qui a &#233;t&#233; indemnis&#233; ou non, alors m&#234;me que saisie d'une seule affaire, elle est dans l'incapacit&#233; mat&#233;rielle et juridique d'identifier toutes les situations existantes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En droit, rien n'interdit aux tribunaux administratifs d'exercer pleinement leur fonction de juge dans les nombreux litiges en cours. En fait, rien ne l'interdit non plus, car comment le Conseil d'&#201;tat pourra-il casser des arr&#234;ts prenant en compte des pr&#233;judices non r&#233;par&#233;s, ou partiellement r&#233;par&#233;s, sans exc&#233;der son r&#244;le de cassation et sans empi&#233;ter sur l'appr&#233;ciation souveraine des faits par les juges du fond ? C'est d'ailleurs ce qu'avait fait le &lt;a href='http://www.acaccia.fr/Le-jugement.html' class='spip_in'&gt;tribunal administratif de Toulouse dans son jugement du 6 juin 2006&lt;/a&gt; (consorts Lipietz), que l'&#201;tat alors dirig&#233; par le pr&#233;sident Chirac avait accept&#233; puisqu'il n'avait pas fait appel.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On peut donc esp&#233;rer que les tribunaux administratifs et cours administratives d'appel, qui restent saisis de nombreux litiges, tiennent l'avis du Conseil d'&#201;tat pour ce qu'il est et qu'il doit &#234;tre : un avis, pas un arr&#234;t.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La Cour europ&#233;enne des droits de l'Homme&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Des esp&#233;rances l&#233;gitimes ont &#233;t&#233; bris&#233;es. La Cour de Strasbourg pourrait &#234;tre saisie sur les th&#232;mes du droit au proc&#232;s &#233;quitable et du droit au respect des biens. Il est notamment permis de penser que l'avis fait largement fi du principe selon lequel la justice implique l'indemnisation int&#233;grale du pr&#233;judice.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il y a quelques semaines &#224; peine, le Conseil d'&#201;tat communiquait sur le changement de d&#233;nomination du commissaire du gouvernement, devenu &lt;i&gt;rapporteur public&lt;/i&gt;. Il soulignait que l'ind&#233;pendance du commissaire du gouvernement justifiait que l'on change&#226;t un nom incompris.
L'audition du rapporteur public dans cette affaire, la premi&#232;re importante rendue depuis la r&#233;forme, puis la lecture de l'avis contentieux et de son communiqu&#233; de presse font douter que le changement de d&#233;nomination ait apport&#233; la moindre am&#233;lioration. Alors que l'&#201;tat n'avait pas pris d'avocat, le rapporteur public a pris le v&#234;tement d'un commissionnaire du gouvernement plus soucieux de raison d'&#201;tat que de Justice.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Conseil d'&#201;tat peinait &#224; &#233;teindre les doutes sur la conformit&#233; du commissaire du gouvernement aux standards du proc&#232;s &#233;quitable. L'avis du 16 f&#233;vrier 2009 en suscite encore davantage sur le rapporteur public.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Conseil d'&#201;tat juge de cassation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Est-il permis d'esp&#233;rer que le Conseil d'&#201;tat juge de cassation ne s'alignera pas sur son avis ? &#192; priori, il est hautement improbable que le Conseil d'&#201;tat juge de cassation confirme une &#233;ventuelle r&#233;sistance des juges du fond &#224; l'application d'un avis contentieux du Conseil d'&#201;tat.
Cela ne s'est jamais vu, mais c'est juridiquement possible, d'autant que sauf &#224; violer le droit au proc&#232;s &#233;quitable, il ne serait pas concevable que la formation de cassation comporte un juge ayant contribu&#233; &#224; l'avis du 16 f&#233;vrier 2009.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il faut donc encore essayer de convaincre que les victimes de Vichy ont le droit de b&#233;n&#233;ficier des r&#232;gles de droit commun, qui r&#233;gissent l'indemnisation de tous les pr&#233;judices et l'imputation des indemnit&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;L'avenir des juridictions administratives&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'administrativiste que je suis, a toujours d&#233;fendu la th&#232;se, il est vrai banale, que l'existence d'une juridiction administrative s&#233;par&#233;e contribuait &#224; la protection des libert&#233;s publiques et que le commissaire du gouvernement &#233;tait effectivement ind&#233;pendant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je pensais aussi que le Conseil d'&#201;tat avait acquis cette ind&#233;pendance que les lib&#233;raux lui ont longtemps contest&#233;e et que certains lui contestent encore. Je pensais que les adversaires d'une juridiction administrative s&#233;par&#233;e surestimaient l'importance des r&#233;sidus de l'institution imp&#233;riale. Je pensais que l'on pouvait s'accommoder du cumul de la fonction de conseiller juridique de l'&#201;tat avec celle de juge administratif supr&#234;me, pour peu que des pr&#233;cautions fussent prises, et je pensais qu'elles &#233;taient prises.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je pensais aussi que le commissaire du gouvernement m&#233;ritait d'&#234;tre sauv&#233; des foudres de la Cour europ&#233;enne des droits de l'Homme, que seule sa d&#233;signation &#233;tait inappropri&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je pensais encore que les avantages d'une juridiction administrative ne se limitaient pas &#224; ceux, sommes toutes mineurs, d'une sp&#233;cialisation justifi&#233;e par l'existence d'un droit plus ou moins diff&#233;rent. Cet avis contentieux me fait radicalement douter de mon opinion.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je doute de plus en plus que soit fond&#233;e cette vision du Conseil d'&#201;tat comme deuxi&#232;me garant des libert&#233;s publiques, pourtant menac&#233;es par des l&#233;gislations et r&#233;glementations multiples : pr&#233;l&#232;vements d'ADN, fichiers informatiques, vid&#233;o-surveillance, carte Navigo ou Vitale, passeport s&#233;curis&#233;, l&#233;gislation anti-terroriste etc.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'avais commenc&#233; &#224; douter de l'utilit&#233; de la juridiction administrative &#224; la lecture de quelques arr&#234;ts que je voulais toujours croire d'esp&#232;ce, qu'il s'agisse d'arr&#234;ts sur le couvre-feu, de certains arr&#234;ts sur les &#233;trangers, et d'autres encore. L'arr&#234;t [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='footnote' title='(CE 21 d&#233;c. 2007, no 305966, Lipietz et autres, Lebon p. 540)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;] par lequel le Conseil d'&#201;tat avait jug&#233; que la SNCF n'exer&#231;ait pas de pr&#233;rogatives de puissance publique quand elle faisait voyager des Juifs dans les conditions que l'on sait avait accru mes doutes, surtout compar&#233; &#224; la jurisprudence sur les soci&#233;t&#233;s canines qui, elles, exercent des pr&#233;rogatives de puissance publique illicites quand elles pr&#233;tendent interdire les concours de beaut&#233; aux chiens dont les oreilles ont &#233;t&#233; mutil&#233;es par des ma&#238;tres indignes [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='footnote' title='(CE 18 juin 2008, n&#176; 298857, Landes, &#224; para&#238;tre aux tables du Lebon)' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je ne bascule pas pour autant dans le camp de ceux qui pr&#244;nent le placement des juridictions administratives sous le contr&#244;le de la cour de cassation, ou qui souhaitent la diminution drastique de leur comp&#233;tence, voire leur suppression.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais il me semble que cet avis d&#233;montre combien il est imp&#233;rieux de cr&#233;er une juridiction administrative supr&#234;me distincte du Conseil d'&#201;tat, conseiller du gouvernement. Il faudrait que ses juges soient enfin des magistrats, comme le sont devenus ceux des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel, et non de hauts fonctionnaires, dont la vocation est de conseiller les pouvoirs publics.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Persister dans la configuration actuelle serait exposer le Conseil d'&#201;tat &#224; un arr&#234;t comparable &#224; celui qui a frapp&#233; son homologue luxembourgeois [&lt;a href='#nb5' class='spip_note' rel='footnote' title='(CEDH 28 sept. 1995, Procola c/Luxembourg, Rec., p. 326 ; RFDA 1996, p. (...)' id='nh5'&gt;5&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais il est vrai que l'on peut encore esp&#233;rer que le Conseil d'&#201;tat saura se ressaisir, qu'un arr&#234;t de cassation me donnera tort de douter, qu'absolument toutes les victimes de Vichy seront indemnis&#233;es comme toutes les victimes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On peut encore esp&#233;rer que le sens de la Justice l'emporte sur la raison d'&#201;tat.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href='#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] CE Ass 6 avril 2001, n&#176; 224945, Pelletier et autres, RFDA mai-juin 2001 p. 712, concl. Austry, Lebon p. 173&lt;/p&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href='#nh2' id='nb2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='footnote'&gt;2&lt;/a&gt;] CE 12 avril 2002, Papon, Lebon p. 139 concl. Boissard&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh3' id='nb3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='footnote'&gt;3&lt;/a&gt;] (CE 21 d&#233;c. 2007, no 305966, Lipietz et autres, Lebon p. 540)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh4' id='nb4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='footnote'&gt;4&lt;/a&gt;] (CE 18 juin 2008, n&#176; 298857, Landes, &#224; para&#238;tre aux tables du Lebon)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh5' id='nb5' class='spip_note' title='Notes 5' rev='footnote'&gt;5&lt;/a&gt;] (CEDH 28 sept. 1995, Procola c/Luxembourg, Rec., p. 326 ; RFDA 1996, p. 777, note Autin et Sudre)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Des oreilles des chiens</title>
		<link>http://www.acaccia.fr/Des-oreilles-des-chiens.html</link>
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		<dc:creator>le mod&#233;rateur de forum</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;La pr&#233;rogative de puissance publique au creux de l'oreille du chien&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.acaccia.fr/-Blog-Juridique-.html" rel="directory"&gt;Blog Juridique&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Note rageuse sous&lt;/p&gt; &lt;p&gt;CE 18 juin 2008, n&#176; 298857, &lt;i&gt;Landes&lt;/i&gt;, &#224; para&#238;tre aux tables du Lebon&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On se souvient (voir quelque part sur le site) que la SNCF a &#233;t&#233; jug&#233;e par le conseil d'Etat comme n'exer&#231;ant aucune pr&#233;rogative de puissance publique lorsqu'elle privait les Juifs d'eau et de nourriture afin de les amener plus rapidement &#224; Drancy dans ses wagons plomb&#233;s&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On sera ravi d'apprendre en revanche que la soci&#233;t&#233; centrale canine a exerc&#233; une telle pr&#233;rogative lorsqu'elle a os&#233; interdire aux propri&#233;taires indignes qui coupent sans raison th&#233;rapeuthique les oreilles de leur chien de pr&#233;senter lesdits chiens mutil&#233;s aux concours canins&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On apprendra aussi que la convention europ&#233;enne pour la protection des animaux de compagnie du 13 novembre 1987 est si j'ose m'exprimer ainsi s'agissant d'animaux r&#233;put&#233;s adversaires du &quot;pipi de chat&quot; ne cr&#233;ant aucun effet direct &#224; l'&#233;gard des particuliers et donc a fortiori des chiens, il fallait un d&#233;cret en conseil d'Etat pour interdire la pr&#233;sentation aux concours canins des b&#234;tes mutil&#233;es&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On sugg&#232;re donc au Pr&#233;sident Sarkozy de proposer une r&#233;forme de la Constitution pour interdire plus largement la mutilation de ces b&#234;tes,
mais sans tomber dans le travers des Helv&#232;tes qui avaient me semble-t-il &#224; une certaine &#233;poque un article de la Constitution, il est vrai adopt&#233; par r&#233;f&#233;rendum, interdisant l'abattage rituel.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je savais bien avant l'affaire Lipietz que la pr&#233;rogative de puissance publique est une notion parfaitement creuse qu'aucun arr&#234;t n'a jamais d&#233;fini tellement il est commode au Conseil d'Etat de disposer de notions fonctionnelles permettant de renvoyer les proc&#232;s dont il ne veut pas et d'attraire &#224; lui ceux qui lui plaisent. L'arr&#234;t &lt;i&gt;Soci&#233;t&#233; centrale canine&lt;/i&gt; me le confirme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;R&#233;mi Rouquette&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;et tant pis pour les oreilles des chiens&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Feu le commissaire du gouvernement</title>
		<link>http://www.acaccia.fr/Feu-le-commissaire-du-gouvernement.html</link>
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		<dc:date>2008-07-02T16:38:26Z</dc:date>
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		<dc:creator>le mod&#233;rateur de forum</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Le commissaire change de nom&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.acaccia.fr/-Blog-Juridique-.html" rel="directory"&gt;Blog Juridique&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Parce que depuis Waterloo ou la guerre de Crim&#233;e, le commissaire du gouvernement ne repr&#233;sentait plus le gouvernement, il fallait changer son nom.
C'est para&#238;t-il imminent (voir Mme de Montecler, AJDA 30 juin 2008 p 1230)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Bien, c'est une bonne chose que les d&#233;signations correspondent au sens.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais on &#233;tait tellement habitu&#233; &#224; expliquer que le commissaire du gouvernement n'avait rien &#224; voir avec le gouvernement que l'on aurait risqu&#233; d'&#234;tre perturb&#233; d'avoir &#224; expliquer que la r&#233;forme ne change que la d&#233;nomination&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Heureusement, il se pourrait bien que le fond change aussi en ce sens que l'on pourra r&#233;pondre au rapporteur, lequel communiquera peut-&#234;tre spontan&#233;ment le sens de ses conclusions&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est bien, &#224; condition qu'il ne soit pas supprim&#233; dans certaines affaires, ce qui est aussi envisag&#233;, car comment r&#233;pondre &#224; quelqu'un qui n'existe pas ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En particulier, on ne peut s'emp&#234;cher de craindre la suppression du rapporteur dans les affaires de titre de s&#233;jour.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Des d&#233;linquants et des &#233;trangers</title>
		<link>http://www.acaccia.fr/Des-delinquants-et-des-etrangers.html</link>
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		<dc:creator>le mod&#233;rateur de forum</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;chasser les d&#233;linquants ou chasser les &#233;trangers, il faut choisir&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.acaccia.fr/-Blog-Juridique-.html" rel="directory"&gt;Blog Juridique&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il est notoire qu'un r&#244;le majeur de la police est de traquer les d&#233;linquants ; il en va de m&#234;me de la gendarmerie&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pendant que la police fait autre chose, elle ne s'occupe pas des d&#233;linquants ; nul n'ayant le don d'ubiquit&#233;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Faire autre chose pour la police, ce n'est peut-&#234;tre pas inutile, mais en tout cas cela contribue &#224; augmenter la d&#233;linquance, car nul ne peut faire deux choses &#224; la fois.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Or, depuis quelque temps, la police, sur ordre naturellement, passe le plus clair de son temps &#224; traquer les &#233;trangers ; non seulement cela engorge les tribunaux administratifs, mais cela contribuer &#224; accro&#238;tre la d&#233;linquance et m&#234;me fortement quand on voit le nombre de policiers ou de gendarmes inutilement mobilis&#233;s pour encadre un(e) pauvre bougre dont le seul tort est de ne pas avoir de papiers.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En effet, de m&#234;me que les souris dansent quand le chat n'est pas l&#224;, les d&#233;linquants ont la voie libre quand les forces de l'ordre sont mobilis&#233;es dans une t&#226;che aussi inutile qu'inhumaine contre les &#233;trangers, &#233;trangers dont on a de surcro&#238;t besoin puisqu'ils assurent des t&#226;ches dont nul ne veut en France.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La conclusion est simple : le premier facteur de hausse de la d&#233;linquance, c'est la lutte contre les &#233;trangers.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;R&#233;mi ROUQUETTE&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>De la r&#233;clamation pr&#233;alable</title>
		<link>http://www.acaccia.fr/De-la-reclamation-prealable.html</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>le mod&#233;rateur de forum</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;comment r&#233;gulariser le d&#233;faut de r&#233;clamation pr&#233;alable&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.acaccia.fr/-Jurisprudence-.html" rel="directory"&gt;Jurisprudence&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'arr&#234;t &lt;i&gt;&#201;tablissement fran&#231;ais du sang&lt;/i&gt; (CE 11 avril 2008, n&#176; 281374, &#201;tablissement fran&#231;ais du sang, &#224; para&#238;tre aux tables du Lebon ; AJDA 2008 p. 783 obs. Erwan Royer ; JCP &#233;d. A 2008 act. 360 obs. Marie-Christine Rouault ; AJDA 2008 p. 1215 note Guylain Clamour ; dr. adm. 2008 n&#176; 85) doit absolument &#234;tre connu.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En substance il dit que, au moins pour le contentieux indemnitaire, l'irrecevabilit&#233; r&#233;sultant du d&#233;faut de liaison du contentieux (le d&#233;faut de demande pr&#233;alable) est r&#233;gularisable : il suffit de faire la demande pr&#233;alable &lt;strong&gt;apr&#232;s&lt;/strong&gt; l'introduction du proc&#232;s ; et c'est r&#233;gularisable m&#234;me si l'adversaire a soulev&#233; une fin de non-recevoir ; mais le m&#233;moire adverse qui soul&#232;ve la fin de non-recevoir ne vaut pas r&#233;gularisation, m&#234;me s'il d&#233;fend au fond &#224; titre subsidiaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cela renoue avec une jurisprudence plus ancienne &lt;i&gt;(CE 20 nov. 1964, Angelini, Lebon, p. 570 &#8212; CE 8 juill. 1970, no 72891, Andry, Lebon, p. 470 &#8212; CE 25 mars 1988, no 54411, ville de Lille, Lebon, tables p. 943 &#8212; CE 10 juin 1988, no 90306, Dpt de l'Orne, Lebon, p. 233&lt;/i&gt;) qui n'avait jamais &#233;t&#233; abandonn&#233;e. Mais elle &#233;tait parfois consid&#233;r&#233;e comme caduque en raison de la r&#233;daction un peu diff&#233;rente du Code de justice administrative. Aussi maints tribunaux administratifs avaient une f&#226;cheuse tendance &#224; ignorer la possibilit&#233; de r&#233;gulariser, dans leur h&#226;te de rejeter par ordonnance pour limiter le nombre de dossiers &#224; traiter. Donc la r&#233;affirmation de la r&#232;gle est d'autant plus pr&#233;cieuse qu'elle est clarifi&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cela simplifie consid&#233;rablement la gestion des contentieux puisqu'on peut r&#233;gulariser simplement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ceci &#233;tant, l'administration raisonnable ne soul&#232;vera la fin de non-recevoir que si elle estime pouvoir impressionner l'adversaire. Il devient tellement facile de r&#233;gulariser que soulever la fin de non-recevoir c'est compliquer sans augmenter les chances de gagner, du moins si le demandeur conna&#238;t la jurisprudence &lt;i&gt;&#201;tablissement fran&#231;ais du sang&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et l'on doit raisonnablement consid&#233;rer que les tribunaux administratifs n'ont pas le droit de rejeter par ordonnance pour d&#233;faut de liaison du contentieux, d'autant qu'aucune raison ne justifierait que ce vice proc&#233;dural soit d'ordre public.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tr&#232;s bien, dira-t-on. Mais supprimer la r&#232;gle de liaison du contentieux pour le contentieux indemnitaire serait encore mieux. En effet, la justification de la demande pr&#233;alable par sa nature de pr&#233;liminaire de conciliation ne r&#233;siste ni &#224; l'analyse statistique (l'administration n'envisage pas souvent l'accord amiable avant le d&#233;but du proc&#232;s), ni &#224; la logique (un pr&#233;liminaire de conciliation post&#233;rieur &#224; l'introduction du proc&#232;s n'est qu'une formalit&#233; sans grand sens).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#201;videmment, il faut un acte du pouvoir r&#233;glementaire puisque la liaison du contentieux figure au Code de justice administrative ; mais on sait que dans ce domaine, il est peu probable que le gouvernement refuse d'ent&#233;riner une proposition de modification qui viendrait du Conseil d'&#201;tat&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; notre avis, il est in&#233;luctable que cette r&#232;gle archa&#239;que disparaisse, ce qui permettra enfin de saisir simplement le juge, notamment en accompagnant le recours pour exc&#232;s de pouvoir d'une demande d'indemnisation sans complications inutiles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cela ne bouleversera pas le syst&#232;me juridique. Peut-&#234;tre m&#234;me que cela clarifiera la distinction entre recours pour exc&#232;s de pouvoir et plein contentieux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Gens du voyage, accueil ou rejet ? dr. adm. d&#233;cembre 2007, &#233;tude n&#176; 19.</title>
		<link>http://www.acaccia.fr/Gens-du-voyage-accueil-ou-rejet-dr.html</link>
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		<dc:date>2008-03-27T11:29:25Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>le mod&#233;rateur de forum</dc:creator>



		<description>

-
&lt;a href="http://www.acaccia.fr/-Articles-divers-.html" rel="directory"&gt;Articles divers&lt;/a&gt;


		</description>


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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#233;pilogue ?</title>
		<link>http://www.acaccia.fr/epilogue.html</link>
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		<dc:date>2008-01-11T10:16:47Z</dc:date>
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		<dc:creator>le mod&#233;rateur de forum</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;un arr&#234;t d&#233;cevant&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.acaccia.fr/-Fin-du-proces-de-Toulouse-.html" rel="directory"&gt;Fin du proc&#232;s de Toulouse&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Chacun doit le savoir d&#233;sormais, le Conseil d'&#201;tat a cru bon de juger que la comp&#233;tence pour juger l'affaire Lipietz contre la SNCF rel&#232;ve de la juridiction judiciaire au motif que la cour administrative d'appel a pu appr&#233;cier souverainement que la SNCF n'exer&#231;ait pas de pr&#233;rogatives de puissance publique ou qu'elles n'&#233;taient pas &#224; l'origine du pr&#233;judice subi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On trouvera l'arr&#234;t sur le site du Conseil d'&#201;tat si l'on tient vraiment &#224; le lire. Quelques br&#232;ves observations s'imposent quand m&#234;me.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tout d'abord le Conseil d'&#201;tat n'a daign&#233; jug&#233; l'affaire qu'en une formation ordinaire, &#224; comparer avec l'attention plus soutenue port&#233; &#224; l'appel en garantie jadis port&#233; par Papon contre l'&#201;tat.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On a souvent vu le Conseil d'&#201;tat plus exigeant pour contr&#244;ler la qualification de faits qui gouvernent la comp&#233;tence car il ne se borne pas, contre toute attente, &#224; consid&#233;rer que le litige est judiciaire, mais il indique clairement que pour lui s'il &#233;tait administratif la SNCF ne serait pas responsable l'&#201;tat &#233;tant le seul fautif. Il est quand m&#234;me quelque peu paradoxal de part d'une juridiction qui est cens&#233;e simplement juger le proc&#232;s d'appel se plonger ainsi dans le c&#339;ur du litige et d'usurper ainsi la comp&#233;tence qu'il vient de reconna&#238;tre au juge judiciaire&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'&#233;tranget&#233; dans cet arr&#234;t n'est pas la r&#232;gle de droit appliqu&#233;e. Celle-ci &#233;tait sans surprise et c'est celle que les requ&#233;rants ont constamment invoqu&#233; (contrairement &#224; la Sncf qui au d&#233;but tentait de faire accroire que les intern&#233;s &#233;taient des voyageurs ordinaires d'un service industriel et commercial). La surprise est que le Conseil d'&#201;tat consid&#232;re qu'il n'y avait pas de pr&#233;rogatives de puissance publique, aux termes d'une motivation lapidaire, faisant suite il est vrai &#224; des conclusions quelque peu sommaires, sans la moindre interrogation sur le contenu th&#233;orique ni m&#234;me la dimension concr&#232;te de ce qu'est la pr&#233;rogative de puissance publique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les Hurons pourront s'&#233;tonner que la d&#233;livrance de certificat de navigabilit&#233; par une soci&#233;t&#233; priv&#233;e rel&#232;ve du juge administratif car existe la fameuse pr&#233;rogative de puissance publique (CE, 23 mars 1983, n&#176; 33803 &amp; 34462, SA Bureau V&#233;ritas et autres, concl. Denoix de Saint-Marc) tandis que le transport d'&#234;tres humains dans des wagons &#224; bestiaux plomb&#233;s ne manifeste pas une telle pr&#233;rogative : il est bien connu que tous les jours toutes les compagnies de train du monde plombent leurs trains de voyageurs, assoiffent leurs usagers et les privent d'hygi&#232;ne, donc circulez, il n'y a rien &#224; voir&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais ne soyons pas na&#239;fs. Le Conseil d'&#201;tat a tap&#233; en touche, estimant devoir partager cette t&#226;che de purger les derniers contentieux de la seconde guerre mondiale avec le juge judiciaire. Il est pourtant des affaires o&#249; il a pu se trouver plus accommodant pour &#233;viter les partages de contentieux. On a d&#251; mal &#224; comprendre que les litiges sportifs rel&#232;vent du juge administratif et pas ceux du transport contraint. Mais il ne faut pas chercher une compr&#233;hension juridique &#224; une solution qui n'est au fond qu'une d&#233;cision d'(in)opportunit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est r&#233;ellement insupportable que des personnes victimes d'un pr&#233;judice r&#233;ellement unique caus&#233; conjointement par l'&#201;tat et une compagnie ferroviaire &#224; monopole doivent faire deux proc&#232;s pour tenter d'obtenir r&#233;paration.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et sur un autre plan, on ne m'&#244;tera pas l'id&#233;e de la t&#234;te que le changement de composition de la cour administrative d'appel juste avant le d&#233;lib&#233;r&#233; avait pour but exclusif de donner un arr&#234;t &#224; la convenance de celui qui a comp&#233;tence pour changer la formation de jugement ; peu importe du reste que cette intention ait &#233;t&#233; ou non l&#224; : l'apparence de l'intention y est et cela est insupportable si l'on croit &#224; la justice.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; cette heure, tous les requ&#233;rants savent donc qu'ils doivent faire deux proc&#232;s l'un devant le TGI contre la SNCF l'autre devant le tribunal administratif contre l'&#201;tat.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Devant le TGI l'affaire n'est pas forc&#233;ment perdue d'avance. Certes feu Kurt Schaechter s'est vu opposer la prescription, mais il n'a gu&#232;re fait valoir que les livres impudemment invoqu&#233;s par la SNCF pour &#233;tablir la connaissance des faits &#233;taient muets sur les questions essentielles : la participation de la SNCF aux conf&#233;rences sur la d&#233;portation, le fait qu'elle se faisait payer, qu'elle protestait contre tout ce qui pouvait ralentir l'ex&#233;cution du service public etc.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Devant les tribunaux administratifs, rien n'est jou&#233;. Du temps de Chirac, l'&#201;tat n'avait que mollement invoqu&#233; la prescription et il n'avait pas fait appel, mettant ainsi son comportement presque en conformit&#233; avec ses discours. Il est &#224; craindre qu'avec un Pr&#233;sident de la R&#233;publique qui d&#233;teste la repentance, qui aime les victimes mais pas celles d'une p&#233;riode aussi ancienne, l'&#201;tat se batte sur la prescription, ce qui ne signifie pas qu'il gagnera.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s temps de combats, apr&#232;s l'exaltation des temps de gloire et la d&#233;pression perp&#233;tuelle que g&#233;n&#233;rait la lecture des nombreux ouvrages parus sur cette p&#233;riode, l'avocat peut &#234;tre, comme ses clients, quelque peu amer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais il ne le faut pas. M&#234;me perdu devant le Conseil d'&#201;tat parce que celui-ci a interpr&#233;t&#233; contre l'&#233;vidence ses propres r&#232;gles de comp&#233;tence, le proc&#232;s a apport&#233; bien du neuf. Nul ne s&#233;rieux ne peut ignorer aujourd'hui que la SCNF &#233;tait pleinement volontaire et se faisait payer ; quelques historiens peuvent bien clamer qu'il est scandaleux que des non historiens fassent des recherchent et parlent de ces faits, un mouvement a &#233;t&#233; lanc&#233; et l'on sait contre la volont&#233; de certains historiens ce qu'a &#233;t&#233; la SNCF dans cette sombre p&#233;riode.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le mouvement passe du droit &#224; l'histoire, non pas l'histoire confisqu&#233;e et convenue de quelques historiens cherchant &#224; s'arroger un monopole, mais l'histoire du peuple qui plonge dans son atroce pass&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>r&#233;gularisation exceptionnelle des &#233;trangers non communautaires &quot;salari&#233;s&quot;</title>
		<link>http://www.acaccia.fr/regularisation-exeptionnelle-des.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.acaccia.fr/regularisation-exeptionnelle-des.html</guid>
		<dc:date>2008-01-10T13:34:28Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>acaccia</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;r&#233;gularisation, 7 janvier 2008, &#233;trangers, sans-papiers&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.acaccia.fr/-Textes-importants-.html" rel="directory"&gt;Textes importants&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La circulaire du minist&#232;re de l'Immigration du &lt;a href='http://www.gisti.org/spip.php?article1047' class='spip_out' rel='external'&gt;7 JANVIER 2008&lt;/a&gt; n'est pas un ordre de r&#233;gularisation des travailleurs &#233;trangers non communautaires, sans papier, mais l'explication de l'article 40 de la loi du 20 novembre 2007, sur la r&#233;gularisation au cas par cas des &#233;trangers en fonction des comp&#233;tences professionnelles tr&#232;s recherch&#233;es qu'ils pr&#233;sentent pour des m&#233;tiers cibl&#233;s et souvent techniques .&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Elle est accompagn&#233;e d'une liste des m&#233;tiers ouverts &#224; la r&#233;gularisation, r&#233;gion par r&#233;gion, mais pr&#233;voit la possibilit&#233; de r&#233;gularisation par des m&#233;tiers qui connaissent des difficult&#233;s de recrutement particuli&#232;rement aigu&#235;s dans le bassin d'emploi concern&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est express&#233;ment pr&#233;vu que les dossiers pr&#233;sent&#233;s par les employeurs seront trait&#233;s avec une particuli&#232;re diligence.
La proc&#233;dure au &#171; titre de l'admission exceptionnelle au s&#233;jour &#187; n'est ouverte que&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.acaccia.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; si le m&#233;tier exerc&#233; ou qui va &#234;tre exerc&#233; est en crise de recrutement (inscription sur la liste ou tension particuli&#232;re dans le bassin d'emploi)
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.acaccia.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; reconnaissance de qualification et/ou exp&#233;rience professionnelle : cela veut dire qu'il ne s'agit pas de boucher des trous dans une profession mais d'apporter un v&#233;ritable savoir-faire reconnu par l'exp&#233;rience et/ou la formation initiale. Une enqu&#234;te sur la r&#233;alit&#233; des dipl&#244;mes et de l&#8216;exp&#233;rience dans le pays d'origine est possible.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.acaccia.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; pour un CDI ou un CDD de plus d'un an, conclu sous la condition suspensive de la r&#233;gularisation du salari&#233; (une &#171; engagement ferme &#187; d'embauche extr&#234;mement d&#233;taill&#233; ou un contrat de travail avec condition suspensive)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le dossier devra &#234;tre envoy&#233; &#224; la pr&#233;fecture avec les pi&#232;ces suivantes (cette liste n'est pas inscrite dans la circulaire mais r&#233;sulte des exigences)&lt;/p&gt; &lt;ol class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt;preuves des qualifications et/ ou de l'exp&#233;rience professionnelle &lt;/li&gt;&lt;li&gt; engagement ferme de l'employeur sur l'emploi de l'&#233;tranger, notamment sur le poste qu'il occupera&lt;/li&gt;&lt;li&gt;les justificatifs pr&#233;vus par l'arr&#234;t&#233; du &lt;a href='http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=IMIN0762998A' class='spip_out' rel='external'&gt;10 octobre 2007&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; promesse par l'employeur de paiement de la redevance ANAEM et de la contribution forfaitaire&lt;/li&gt;&lt;li&gt;toutes pi&#232;ces permettant &#224; la Pr&#233;fecture d'examiner de mani&#232;re bienveillante des consid&#233;rations humanitaires ou exceptionnelles (scolarisation des enfants, &#233;tat de sant&#233; des enfants ou conjoint)
L'envoi par l'employeur fera acc&#233;l&#233;rer l'examen du dossier.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;gularisation se fait par l'attribution d'un titre de s&#233;jour &#171; salari&#233; &#187;. elle ne concerne pas les Alg&#233;riens et les Tunisiens, r&#233;gis par des accords bi-lat&#233;raux. Les &#233;trangers communautaires ont fait l'objet d'une circulaire le 20 d&#233;cembre 2007.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;H&#233;l&#232;ne LIPIETZ&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Exemple de lettre d'accompagnement&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Monsieur le Pr&#233;fet,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;j'ai l'honneur de solliciter de votre bienveillance une admission exceptionnelle au s&#233;jour avec attribution d'une carte de s&#233;jour temporaire salari&#233;, et ce en application de l'article 40 de la loi 2007-1631 du 20 novembre 2007, selon la proc&#233;dure pr&#233;vu &#224; la circulaire IMI/IN/08/0012/C du 7 janvier 2008.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En effet, je souhaite embaucher (nom, pr&#233;nom, nationalit&#233; etc)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est dipl&#244;m&#233; de&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il a une solide exp&#233;rience professionnelle de&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il rentre donc bien dans la liste des m&#233;tiers ouverts pour la r&#233;gion de&#8230; (Ou) s'il ne rentre pas dans la liste des m&#233;tiers ouverts, son m&#233;tier (d&#233;tail) conna&#238;t des difficult&#233;s de recrutement particuli&#232;rement aigu&#235;s dans notre bassin d'emplois.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je m'engage de mani&#232;re formelle &#224; l'embaucher sur le poste de&#8230;, au salaire mensuel de &#8230; et sur un contrat &#224; dur&#233;e ind&#233;termin&#233; (ou) &#224; dur&#233;e d&#233;termin&#233;e de plus d'un an) d&#233;s sa r&#233;gularisation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bien entendu je r&#233;glerai d&#233;s notification la redevance et la contribution forfaitaire qui seront &#224; ma charge &#224; l'embauche de ce salari&#233; &#233;tranger.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(&#233;ventuellement) J'attire aussi votre attention les crit&#232;res humanitaires ou exceptionnels que pr&#233;sente la situation de m xxx : ses enfants sont scolaris&#233;s depuis&#8230;, leur &#233;tat de sant&#233;&#8230;la pr&#233;sence de toute sa famille en France&#8230; il est en France depuis plus de..&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vous trouverez ci-joint l'ensemble des pi&#232;ces n&#233;cessaires &#224; l'instruction de ce dossier et list&#233;es ci-dessous.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je vous prie de croire&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>du nouveau radical dans le droit des contrats</title>
		<link>http://www.acaccia.fr/du-nouveau-radical-dans-le-droit.html</link>
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		<dc:date>2007-08-08T16:42:37Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>le mod&#233;rateur de forum</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Quelques observations sur un grand arr&#234;t tout neuf&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.acaccia.fr/-Jurisprudence-.html" rel="directory"&gt;Jurisprudence&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Par un spectaculaire arr&#234;t (CE Ass. 16 juillet 2007, n&#176; 291545, soci&#233;t&#233; Tropic travaux signalisation, &#224; para&#238;tre au Lebon), le Conseil d'Etat cr&#233;e un nouveau type de recours&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y a quelque chose d'&#233;trange &#224; ce qu'un nouveau type de recours soit cr&#233;&#233; par la jurisprudence. Le renouveau du pouvoir pr&#233;torien &#233;clate d'ailleurs particuli&#232;rement dans cet arr&#234;t, qui d&#233;finit les conditions d'utilisation du nouveau recours, l'entr&#233;e en vigueur de ce nouveau r&#233;gime, d'une mani&#232;re fort peu diff&#233;rente de ce que ferait le pouvoir normateur normal, c'est &#224; dire dans notre syst&#232;me le l&#233;gislatif ou l'ex&#233;cutif&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sans doute faut-il consid&#233;rer que la carence du jurislateur normal justifie l'intervention du juge pour cr&#233;er une norme, v&#233;ritablement cr&#233;er et pas seulement interpr&#233;ter librement&lt;/p&gt; &lt;p&gt;sans doute encore la pression du droit communautaire dans cette affaire, du droit europ&#233;en dans d'autres, justifie-t-elle que le juge administratif supr&#234;me s'efforce de mettre la France en r&#233;gle avec les droits supranationaux, f&#251;t-ce en rempla&#231;ant la jurisprudence par des arr&#234;ts de r&#233;glement. Malmener le droit interne qui d&#233;finit les comp&#233;tences normatives pour ne pas risquer de violer (ou moins violer) le droit europ&#233;o-communautaire est sans doute un moindre mal, mais ce n'est quand m&#234;me pas tout &#224; fait satisfaisant&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais cet arr&#234;t ne se contente pas de relancer l'&#233;ternel d&#233;bat sur le r&#244;le de la jurisprudence dans la cr&#233;ation du droit&lt;/p&gt; &lt;p&gt;il bouleverse aussi le droit, en bien sans doute, mais pas assez peut-on penser&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En mati&#232;re de formation de contrats, le droit ante St&#233; Tropic &#233;tait vraiment gouvern&#233; par le principe &quot;pourquoi faire simple quand on peut faire compliqu&#233;&quot; :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.acaccia.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; un recours pour exc&#232;s de pouvoir contre les actes d&#233;tachables, ouvert &#224; tous ceux ayant int&#233;r&#234;t &#224; agir, pouvant &#233;ventuellement d&#233;boucher sur une injonction &#224; l'administration d'essayer de faire disparaitre le contrat irr&#233;gulier, indirectement d&#233;clar&#233; nul mais pas annul&#233;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.acaccia.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; un r&#233;f&#233;r&#233; pr&#233;contractuel ouvert aux &#233;vinc&#233;s permettant d'annuler des proc&#233;dures atteintes du moindre petit vice ne faisant grief &#224; personne, mais paralys&#233; d&#232;s que les parties se pr&#233;cipitent pour signer, m&#234;me en pr&#233;sence d'un vice H&#201;NAURME ;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bon, le Conseil cr&#233;e un nouveau recours permettant aux &#233;vinc&#233;s de demander au juge d'agir directement sur le contrat, m&#234;me s'il est d&#233;j&#224; sign&#233;. Le conseil d'Etat qui avait lui-m&#234;me cr&#233;&#233;, sans grande raison, la jurisprudence faisant de la signature le moyen radical d'emp&#234;cher le recours trouve la mani&#232;re de contourner l'obstacle qu'il a pos&#233; en cr&#233;ant un nouveau recours&lt;/p&gt; &lt;p&gt;et le m&#234;me conseil d'Etat qui a consid&#233;r&#233;, contre toute attente (et contre ce qu'il applique dans les autres domaines du droit) mais avec constance que le plus mineur des vices invalide la proc&#233;dure de passation du contrat, r&#233;tablit l'&#233;quilibre dans le nouveau recours o&#249; la qravit&#233; du manquement sera prise en compte, de sorte que&lt;/p&gt; &lt;p&gt;dans ce nouveau recours, le juge peut doser son pouvoir, ne pas traiter &#224; l'identique l'oubli d'une croix &#224; cocher avec la grosse corruption&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bref, c'est sinon parfait, du moins bien. Peut-&#234;tre peut-&#234;tre pas, et sans doute faut-il aller encore plus loin&lt;/p&gt; &lt;p&gt;1&#176;/ sans m&#233;conna&#238;tre l'int&#233;r&#234;t que les entreprises &#233;vinc&#233;es disposent d'un recours efficace m&#234;me si l'administration s'entend avec celui qu'elle a choisi pour signer vite (ou ne fait pas la moindre publicit&#233;), on peut penser (comme d'ailleurs le commissaire du gouvernement) qu'il n'y a pas que les entreprises qui comptent. Apr&#232;s tout un contrat administratif, c'est aussi nos sous &#224; nous contribuables, notre service public parfois etc. Pour ces requ&#233;rants autres que les &#233;vinc&#233;s, le principe &quot;pourquoi faire simple quand on peut faire compliqu&#233;&quot; reste en vigueur, c&#224;d qu'il faut saisir le juge d'une demande d'annulation de la d&#233;cision de passer le contrat avec une demande d'injonction etc etc&lt;/p&gt; &lt;p&gt;2&#176;/ le principe de l'effet relatif du contrat sort fort affaibli de l'affaire. Mais peut-&#234;tre que ce principe doit &#234;tre radicalement &#233;cart&#233; quand il s'agit de contrats administratifs, mais encore une fois pourquoi privil&#233;gier les entreprises concurrentes par rapport aux autres et la formation du contrat par rappoort &#224; sa vie. apr&#232;s tout, on peut choisir honn&#234;tement son cocontractant et le favoriser indument en cours de contrat. Et si la s&#233;curit&#233; juridique est un peu affaiblie, c'est le prix &#224; payer pour des contrats honn&#234;tement pass&#233;s. Du reste, il y a bien plus grave en la mati&#232;re, comme la possibilit&#233; pour une partie ou son assureur de d&#233;couvrir au moment o&#249; sa responsabilit&#233; est mise en jeu qu'elle n'est pas responsable car le contrat est nul&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;3&#176;/ on ne peut que se r&#233;jouir de ce que le nouveau recours soit de plein contentieux. Le syst&#232;me du droit administratif connait trop d'hypoth&#232;ses o&#249; le juge est confront&#233; &#224; l'alternative &quot;annuler / ne pas annuler &quot;, ce qui m&#234;me corrig&#233; par des annulations partielles, des annulations &quot;en tant que ne pas&quot;, des injonctions d'ex&#233;cution et autres jambes de bois n'emp&#234;che pas que trop souvent encore l'ex&#233;cution d'un jugement suppose de faire un autre proc&#232;s, voire davantage&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;4&#176;/ le syst&#232;me est plus efficace mais encore plus compliqu&#233; qu'avant puisque les tiers non concurrents doivent encore utiliser le recours contre l'acte d&#233;tachable (le compliqu&#233; et fruste) et les entreprises le nouveau recours (apr&#232;s signature) et le r&#233;f&#233;r&#233; (avant)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais pourquoi ne pas aller plus loin ? Ce vieux truc de la disitnction recours pour exc&#232;s de pouvoir / plein contentieux a certainement eu son utilit&#233; en des temps o&#249; l'ind&#233;pendance du juge administratif &#233;tait fragile, la conserve sans doute pour ce qui concerne les actes r&#233;glementaires. Mais pour les actes individuels et les contrats, &#224; quoi cela rime-t-il ? Un proc&#232;s doit vider un litige, non l'amplifier par des discussions sans fin sur l'ex&#233;cution. Le juge en est certes conscient, et le l&#233;gislateur aussi, qui de mesures en mesures am&#233;liorent tout cela. Mais comme ce n'est pas radical, cela complexifie aussi le droit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On ne peut r&#233;torquer que cela priverait l'administration de son pouvoir d'action ou que cela serait trop difficile pour le juge. Pour les installations class&#233;es (les usines qui polluent et puent), cela fait deux si&#232;cles que le juge a vriament des pouvoirs &#233;tendus, et cela marche sans anicroche majeure que je sache (en tout cas mieux que le contentieux de l'urbanisme) ; pour les contrats cela apparait (avec le r&#233;f&#233;r&#233; pr&#233;contractuel et l'arr&#234;t pr&#233;cit&#233;), idemn avec certaines sanctions, pourquoi ne pas faire de m&#234;me pour les permis de construire et d'autres actes individuels ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bref, la v&#233;ritable r&#233;forme serait que tout contentieux d'acte individuel soit pr&#233;sum&#233; de plein contentieux et de r&#233;server le classique recours en annulation aux proc&#232;s contre les r&#233;glements&lt;/p&gt; &lt;p&gt;en attendant les entreprises devront choisir entre attaquer en r&#233;f&#233;r&#233;, attaquer en nouveau recours, ou faire les deux, ou encore se contenter de r&#233;clamer des dommages et int&#233;r&#234;ts ;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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